ALLOCUTION
DE
L'HONORABLE GILBERT NORMAND
SECRÉTAIRE D'ÉTAT
(SCIENCES, RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT)
DEVANT LE PARTNERSHIP GROUP FOR SCIENCE AND ENGINEERING (PAGSE)

OTTAWA
LE 28 SEPTEMBRE 1999
La version prononcée fait foi.
INTRODUCTION
Bon après-midi à tous et à toutes.
Je suis très heureux d'avoir l'occasion de dire quelques mots
à une assemblée savante telle que la vôtre au sujet
du rôle critique que les sciences et la technologie jouent en tant
qu'agents de croissance économique au Canada.
Mon prédécesseur, l'honorable Ron Duhamel, a parlé
du Collectif en faveur des sciences et de la technologie en termes élogieux.
Une des premières fois où je me suis réuni avec des
représentants des milieux canadiens des S-T, j'ai fait la connaissance
de MM. St-Onge et Alper, respectivement président actuel et président
sortant de votre association.
J'ai le plaisir d'affirmer que le gouvernement du Canada continue d'accorder
un appui impressionnant aux S-T, appui dont les membres de votre association
et aussi tous les Canadiens ont tout lieu d'être fiers.
Maintenant qu'il ne reste plus que 94 jours en 1999, le thème
de la conférence d'aujourd'hui -- Les sciences et la technologie,
moteur de la croissance économique au Canada -- est rempli de vérité.
Le plan directeur de l'an 2000, que PAGSE a proposé, contient matière
à réflexion, c'est le moins que l'on puisse dire.
Nous espérons voir le Canada connaître une croissance économique
forte et profiter de nouveaux débouchés dans le prochain
millénaire. Je vous félicite d'avoir judicieusement choisi
un thème qui soit autant d'actualité!
Dans l'avenir, en effet, notre réussite aura pour fondement des
ressources quasi illimitées ... le savoir et les compétences.
SOUTIEN DU GOUVERNEMENT AUX SCIENCES ET À LA TECHNOLOGIE
Comme les budgets récents l'ont montré, le gouvernement
fédéral est résolu à appuyer la recherche
scientifique ainsi qu'à renforcer la participation du Canada à
l'économie du savoir. Je cite ici quelques initiatives attestant
l'ampleur de son engagement sur ce plan :
Le gouvernement fédéral a affecté aux trois conseils
subventionnaires du Canada 600 millions de dollars de plus qu'ils recevront
d'ici l'an 2002 pour mener des recherches de pointe. Ces trois organismes
sont : le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie
du Canada CRSNG); le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH);
le Conseil de recherches médicales du Canada (CRM).
Le gouvernement s'est aussi engagé à renforcer les moyens
du Canada au chapitre de la recherche sur la santé. Il a affecté
240 millions de dollars en deux ans aux Instituts canadiens de recherche
en santé (ICRS), à partir de 2000-2001; entre 1999-2000
et 2002-2003, les conseils subventionnaires, le Conseil national de recherches
et Santé Canada recevront 150 millions de plus pour mener des recherches
dans le domaine de la santé.
La Fondation canadienne pour l'innovation renforce les infrastructures
de recherche dans les universités, les hôpitaux et d'autres
établissements sans but lucratif. L'appui que le gouvernement fédéral
accorde à la FCI devrait susciter des investissements de 1,5 milliard
de dollars de la part du secteur privé.
Dans ce contexte, j'aimerais attirer votre attention sur la conférence
Innovation Canada qui aura lieu à Ottawa du 30 novembre au 2 décembre
1999. La Fondation canadienne pour l'innovation organise la conférence
en partenariat avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et
en génie, le Conseil de recherches en sciences humaines et le Conseil
de recherches médicales du Canada.
La conférence mettra en vedette certains des projets de recherche
les plus avant-gardistes du Canada et elle réunira les têtes
d'affiche de différents secteurs de notre système national
de l'innovation.
Ayant été couronné de succès, le programme
des Réseaux de centres d'excellence bénéficie d'un
financement permanent grâce auquel des recherches ont lieu dans
le cadre de partenariats entre les universités et le secteur privé.
Le Programme reçoit désormais des crédits stables
de 77 millions de dollars par année.
Le gouvernement fédéral a investi 55 millions dans le Réseau
canadien pour l'avancement de la recherche, de l'industrie et de l'enseignement
(CANARIE). Ce programme fera du Canada un chef de file mondial en construisant
l'Internet de la prochaine génération, c'est-à-dire
le premier réseau optique à large bande du monde. Ce sera
le réseau le plus rapide de la planète. Il est censé
entrer en service d'ici l'an 2000. Grâce à ce réseau,
les universités canadiennes auront accès aux moyens de transmission
ultrarapides dont elles ont besoin pour mener leurs recherches en collaboration.
Le Programme d'accès communautaire constitue une autre initiative
très importante de mise en réseau par la voie électronique.
Il vise à aider à établir des sites d'accès
dans 5 000 collectivités rurales et éloignées et
5 000 autres au maximum dans des localités urbaines, d'ici le 31
mars 2001. Dotés d'un accès à prix abordable à
l'inforoute, les Canadiens et les Canadiennes profitent de nouvelles possibilités
et acquièrent des connaissances et des compétences, peu
importe où ils vivent.
Dans le dernier budget, le gouvernement a affecté 430 millions
de plus en trois ans à l'Agence spatiale canadienne, pour appuyer
la participation du Canada au programme de la Station spatiale internationale.
C'est là un bon exemple d'un partenariat international réussi
dans le domaine de la technologie de pointe, partenariat auquel le gouvernement
fédéral accorde un appui solide. L'Agence contribue au développement
de l'industrie spatiale civile en procurant des débouchés
à des entreprises canadiennes.
REALIZING OUR POTENTIAL
As the Secretary of State, Science Research and Development, 1 have a
number of challenges, which I would like to share with vou. One challenge
is in the area of our international S&T relations.
There is an increasing concern that Canada's image abroad tends to reflect
Canada's vast and great natural beauty, and its abundance of natural resources.
Our image abroad does not appear to fully reflect Canadian scientific
and technology excellence, and including our global leadership in key
areas, such as telecommunications and informatics, computer software,
biotechnology and space exploration.
It was this message that Prime Minister Chrétien highlighted in
Japan during his recent Team Canada visit on the need for changing Canada's
"brand image" to a knowledge-based society.
We also need to strengthen our performance in several key areas of science
and technology. One such area is biotechnologv, where major new discoveries
and developments have come at a pace which astounded even the optimistic
forecasters. The new Canadian Biotechnology Advisory Council is well placed
to address some of these issues, especially those that deal with public
awareness of biotechnology.
Another major concern is skills development. Participation in the knowledge
economy requires advanced skills and sophisticated knowledge. It also
requires an explicit commitment to a life-long learning process, as rapidly
changing science and technology change the content of almost all jobs
several time over people's lifetime.
Meanwhile, we still have too many kids who drop out of school before
graduation. Eventually they learn that low-skill jobs are a dead end and
only lead to poverty; then comes the question of how to restart their
learning process, to enable them to enter the knowledge economy.
We need to strengthen not only Canada's ability to respond to the escalating
and changing knowledge demands of most jobs for the employed, but also
our ability to reabsorb the unskilled dropouts.
CONCLUSION
Your association and its membership remain an important vehicle for pushing
forward the innovative agenda across Canada.
Your role continues to be critical since you provide training and experience
in scientific research methodology to Canada's next generation of researchers
who will meet the needs of industry, government and academia in the new
millennium.
In closing, 1 share with the association the vision of Canada as a world
leader in science and technology. Clearly, the federal government remains
committed to maintaining the high levels of success that Canada has attained
in the past.
Our new investments in research and innovation are guided by one vision:
the future belongs to societies whose economies are sound, whose population
is healthy, whose children are prepared, and who invest in the knowledge,
education and innovation of their people...... 1 look forward to working
with you in meeting these challenges.
Thank you.
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