MÉMOIRE
AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES DANS
LE CADRE DE SES CONSULTATIONS PRÉBUDGÉTAIRES

Améliorer la compétitivité
mondiale du Canada en recherche et développement
Soumis par le Partenariat en faveur des sciences et de
la technologie
Le 6 septembre 2005
Introduction
Le Partenariat en faveur des sciences et de la technologie
(PFST) est une association coopérative comptant plus
de 20 organisations scientifiques et technologiques nationales
et représentant quelque 50 000 personnes du secteur
privé, du monde universitaire et du gouvernement. Il
a été établi en juin 1995 à l’invitation
de l’Académie des sciences de la Société
royale du Canada. Au nom de nos membres, le PFST aborde des
questions qui ont trait à la nature des sciences et
de la technologie ainsi qu’à leur importance
et à leurs avantages pour les Canadiens, et tente d’expliquer
aux décideurs comment celles-ci contribuent à
la prospérité du Canada. Par exemple, le PFST
compte parmi ses activités connues les réunions-petits
déjeuners avec des têtes à Papineau organisées
chaque mois à l'édifice de l'Ouest du Parlement
lors de la session parlementaire.
Commentaires généraux
La qualité de vie des Canadiens tient à leur
capacité de soutenir la concurrence dans l’économie
mondiale. Le potentiel d’innovation en sciences et en
technologie (S et T) est essentiel pour le maintien et l’amélioration
de cette compétitivité. Le Canada a franchi
des pas de géants au cours des dernières années
en créant des mécanismes de soutien à
la recherche universitaire, qui est le moteur de notre système
national d'innovation. La Fondation canadienne pour l’innovation,
Génome Canada, la Fondation canadienne pour les sciences
du climat et de l’atmosphère, le Fonds d’appui
technologique au développement durable, les chaires
de recherche du Canada, les Bourses d’études
supérieures du Canada et les contributions fédérales
aux coûts indirects de la recherche dans les universités
ont grandement contribué à notre capacité
d'attirer des chercheurs de premier plan. Toutefois, ces programmes
présentent des lacunes et on constate que les gains
récents ne seront pas durables, à moins que
nous fassions des investissements pour améliorer notre
compétitivité.
La capacité d'innovation du Canada en sciences et
en technologie, déjà solide dans le secteur
universitaire, doit être renforcée dans les autres
secteurs, particulièrement dans le secteur privé.
En outre, les investissements doivent être faits de
manière plus stratégique. D’autres gouvernements,
en Europe et en Asie, augmentent de façon considérable
leurs investissements dans ces domaines, et les États-Unis
considèrent que la concurrence internationale accrue
menace sa position de chef de file en matière d’innovation
et sa part de marché. Tous s’efforcent d’attirer
de l’étranger un personnel hautement spécialisé
et de retenir leurs propres ressortissants qualifiés.
Le Canada dit faire mieux sinon il risque de tirer de l'arrière,
d'abord au chapitre des résultats de la R et D, et
plus tard, mais inévitablement, au chapitre de la productivité
et de la compétitivité économique internationale.
Améliorer l'effort de recherche
du Canada
Le PFST considère que les enjeux ci-dessous sont importants
pour le renforcement de la capacité scientifique et
technologique et devraient être examinés par
le gouvernement du Canada.
1. Soutenir les perspectives du gouvernement concernant
l'effort du Canada en S et T
Créés récemment, le Bureau du conseiller
national en sciences (CNS) auprès du Premier ministre,
ainsi que les Académies canadiennes des sciences peuvent
contribuer grandement à aider le gouvernement à
assurer la durabilité de notre capacité en R
et D dans des secteurs déterminants pour notre économie.
Le conseiller national en sciences peut procéder à
l'évaluation des investissements du gouvernement fédéral
en S et T et les Académies peuvent évaluer le
rendement scientifique du Canada ainsi que d'autres questions
importantes, comme la contribution de la science et de la
technologie aux questions stratégiques nationales.
Le mandat du CNS est ambitieux et les attentes envers le
Bureau sont élevées, tant de la part du gouvernement
que du milieu de la S et T. Toutefois, le Bureau du conseiller
national en sciences doit disposer d'un personnel de soutien
stable (permanent) pour assumer sa responsabilité de
donner des conseils de qualité aux décideurs
des échelons supérieurs du gouvernement fédéral
et le Bureau doit avoir un accès direct à ces
derniers.
Recommandation
• Que le gouvernement assure un soutien stable au Bureau
du CNS et facilite son accès aux décideurs des
échelons supérieurs.
2. Équilibrer la capacité de recherche
dans les universités, le gouvernement et le secteur
privé
Soutien à la recherche universitaire
Le PFST félicite le gouvernement du Canada d'avoir
créé un mécanisme de financement pluriannuel
pour les conseils subventionnaires. Toutefois, cette initiative
doit être mieux communiquée au milieu scientifique,
qui ne semble pas totalement au courant. En raison des demandes
de financement présentées par les titulaires
des chaires de recherche du Canada et de l'augmentation récente
du nombre de nouveaux chercheurs dans les universités,
le taux d'acceptation des demandes de subvention diminue dans
de nombreuses disciplines, notamment pour les nouveaux chercheurs.
En outre, l'équilibre de la capacité de recherche
du Canada nécessite un financement approprié
de fonctionnement et d’entretien, afin de soutenir les
nombreux projets rendus possibles par l'infrastructure de
qualité mise en place par la Fondation canadienne pour
l'innovation (FCI). On pourrait penser que si le financement
de la FCI cesse, le système retrouvera son équilibre.
Toutefois, l'omission de renouveler les fonds rapidement épuisés
de la FCI viendra briser le cercle vertueux de l'investissement
dans l’infrastructure de recherche, la formation de
diplômés qualifiés et dans le développement
et la commercialisation de l'innovation par le secteur privé.
Recommandations
• Que le gouvernement affirme son engagement à
assurer la durabilité du système d'innovation
universitaire et à renforcer la capacité des
organismes subventionnaires à maintenir une perspective
à long terme en augmentant leur taux de financement,
d'abord par une augmentation de 6 à 9 p. 100 en 2006-2007,
suivi d'une augmentation correspondante du financement du
coût indirect de la recherche. Ces augmentations et
celles qui ont récemment été apportées
doivent être mieux communiquées afin d'encourager
les enseignants et les étudiants universitaires à
rester au Canada.
• Que le gouvernement investisse des fonds supplémentaires
dans la Fondation canadienne pour l'innovation et augmente
la provision pour les coûts de fonctionnement de l'infrastructure
financée dans le cadre du programme.
Capacité scientifique du gouvernement
Le conseiller national en sciences s’est vu confier
la tâche de trouver de meilleures façons de coordonner
et d’intégrer les atouts scientifiques du Canada
dans tout le réseau d’innovation et, par conséquent,
d'améliorer leur productivité. Les ministères
et organismes à vocation scientifique (MOVS) et les
organismes de soutien de la recherche (OSR) sont essentiels
à sa capacité d’innover. En plus de leur
travail de surveillance et de réglementation, ils font
des recherches thématiques internes, axées sur
les processus, afin de s’acquitter des mandats ministériels
et de s’attaquer aux priorités du gouvernement,
et ce, avec une diversité d’intérêts
et dans une perspective à long terme que l’on
retrouve rarement dans les autres secteurs de recherche. Cette
perspective est particulièrement déterminante
pour ce qui est de la recherche dans les principaux secteurs
des ressources et de l'environnement. L'efficacité
des MOVS et des OSR a toutefois été atténuée
au cours des dernières années en raison de l'érosion
du budget des services votés. Les partenaires fédéraux
des programmes coopératifs de recherche auxquels participent
des chercheurs du gouvernement et des universités ont
besoin de plus de financement : pour leur permettre d'exécuter
les rôles qui doivent être assumés par
le gouvernement; assurer un leadership stratégique;
leur permettre de participer comme partenaires de recherche
à part entière avec leurs collègues universitaires
canadiens et internationaux et; leur permettre de récolter
les avantages du transfert des connaissances et de les appliquer
aux politiques.
Dans les mémoires précédents soumis
à ce comité, le PFST a vivement recommandé
que le gouvernement du Canada évalue ses investissements
récents et établisse l'ordre de priorité
du financement futur du secteur scientifique gouvernemental.
Le PFST félicite les ministères et organismes
à vocation scientifique qui ont adopté les directives
formulées par le Conseil d’experts en sciences
et technologie (CEST) pour la sélection et l’évaluation
de projets scientifiques et technologiques (rapports VEST
et ESTFP). Il est maintenant temps d'appliquer ces directives
à tous les MOVS fédéraux. En outre, une
approche horizontale des sciences et de la technologie au
niveau fédéral devrait intégrer certains
aspects de travaux de recherche complémentaires effectués
dans les universités et le secteur privé à
des programmes scientifiques et technologiques du gouvernement,
créant ainsi des partenariats innovateurs et réciproquement
avantageux1.
La vaste masse continentale du Canada et ses océans
présentent des défis logistiques et financiers
de taille pour la recherche scientifique qui sont uniques
aux pays développés. Nous félicitons
le gouvernement d’avoir réinvesti dans l’Étude
du plateau continental polaire (EPCP) et d’avoir pris
un nouvel engagement à l’égard de l’Année
polaire internationale, 2007-2008, et d’ArcticNet. Cependant,
les coûts de l’accès et de l’entretien
quotidien, des opérations à bord de navires
et des observatoires sur place à long terme dépassent
les moyens de ces organismes. Le soutien logistique des chercheurs
canadiens affectés dans les régions éloignées
du Canada doit être mieux coordonné et élargi.
Il faut maintenant adopter une vision stratégique à
long terme, comprenant le renforcement des capacités
locales, si l’on veut satisfaire aux besoins du Canada
en matière de recherche et de politiques dans les régions
éloignées et lui permettre de participer comme
il se doit aux activités internationales pertinentes.
Recommandations
• Que le gouvernement du Canada renforce le mandat et
les moyens à la disposition du conseiller national
en sciences pour examiner, rationaliser et cibler la recherche
dans les laboratoires gouvernementaux en fonction des exigences
en matière de réglementation et de services
des programmes d'importance stratégique nationale que
le gouvernement fédéral est le plus apte à
appliquer.
• Que le gouvernement du Canada réaffirme
son engagement à contrôler à long terme
les variables essentielles à la compréhension
de l'environnement et des ressources naturelles du Canada
et à maintenir la recherche à long terme grâce
à l'affectation de budgets de services votés
adéquats aux ministères fédéraux
pertinents.
• Que le gouvernement du Canada mandate spécialement
et soutienne financièrement les programmes scientifiques
dans les régions éloignés et crée
un organisme interministériel qui assurera la coordination
logistique de l'ensemble de la recherche scientifique menée
dans les vastes territoires et océans éloignés
du Canada. Le conseiller national en sciences doit déterminer
comment structurer et mettre en place cet organisme.
Soutien à la recherche dans le secteur privé
Le gouvernement s’est fixé des objectifs ambitieux
pour accroître considérablement la part de la
recherche et développement dans le secteur privé,
secteur où le Canada tire de l'arrière par rapport
à ses concurrents. Ces objectifs peuvent être
atteints grâce à des incitatifs fiscaux et autres
favorisant la R et D et grâce à des mesures visant
à améliorer le climat de partenariat entre le
secteur privé et les laboratoires gouvernementaux et
universitaires afin d'encourager le transfert de technologie.
Le gouvernement peut aider les petites entreprises à
commercialiser leurs nouveaux produits et services en les
acquerrant d'abord lui même. Il peut investir dans des
projets de validation du principe et des projets-pilotes,
et récompenser les compagnies productives qui accroissent
leur niveau de R et D interne, en leur accordant un traitement
favorable lors de l'acquisition de produits et de services.
En outre, le gouvernement fédéral peut investir
des capitaux de démarrage pour les étapes critiques
du cycle de l'innovation, lorsque le capital de risque n'est
pas toujours facilement accessible, mais ces décisions
doivent être prises de manière stratégique.
Un fonds pour la recherche et l'innovation dans les petites
entreprises pour les projets de R et D en démarrage
dans les petites entreprises technologiques permettrait aux
compagnies canadiennes de mieux concurrencer les compagnies
américaines qui ont déjà accès
à ce genre de fonds.
Recommandations
• Que le gouvernement renforce les programmes existants
tels que Partenariat technologique Canada, les Mesures d’action
précoce en matière de technologie et le Programme
d’aide à la recherche industrielle, et crée
un fonds pour la recherche et l'innovation dans les petites
entreprises au Canada.
• Que le gouvernement revoie le programme de crédit
d’impôt pour la recherche scientifique et le développement
expérimental, qui a connu beaucoup de succès,
en vue d’étendre sa portée en aval vers
le marché.
• Que le gouvernement du Canada veille à ce que
les nouveaux programmes de financement de démarrage
soient axés sur le marché et menés à
bien par le secteur privé. La Banque de développement
du Canada pourrait gérer ces programmes.
3. Accroître la capacité de participer
aux programmes de recherche internationaux
Un financement insuffisant peut souvent freiner la participation
du Canada aux initiatives internationales qui sont mises en
oeuvre sur le territoire canadien ou dans les eaux canadiennes.
Le financement doit être accessible rapidement afin
d'être efficace, il doit être suffisant pour faciliter
la participation aux projets de recherche conjoints avec les
partenaires internationaux, et sa durée doit correspondre
à celle des programmes internationaux.
L'Union européenne (UE) compte une série d'enveloppes
de financement de la recherche (37 milliards d'euros) appelées
programmes-cadre pour les actions de recherche et de développement
technologique qui ont contribué grandement à
encourager les projets conjoints de recherche entre les universités,
le gouvernement et le secteur privé. Ces programmes
sont accessibles aux chercheurs à l'extérieur
de l'UE, dans la mesure où ceux ci apportent avec eux
une certaine forme de financement provenant de leur pays.
Bon nombre de pays à l'extérieur de l'UE ont
pris des mesures pour avoir accès à ces avantages,
soit en créant un fonds spécial afin que leurs
citoyens puissent être admissibles aux programmes-cadres
de l'UE. Contrairement à des pays aussi différents
que la Norvège et la Chine, le Canada n'a pas agit
en ce sens et, par conséquent, les chercheurs canadiens,
particulièrement ceux du secteur privé, ne peuvent
accéder facilement aux fonds de l'UE. Les gains pour
la productivité découlant de l'accès
à la recherche de pointe dans le cadre de programmes
plus importants que ceux que le Canada pourrait financer sans
la participation internationale pourraient être considérables.
Recommandations
• Que le gouvernement établisse un mécanisme
afin que les échéances et la suffisance du financement
destiné à soutenir la participation canadienne
aux programmes de recherche internationaux, particulièrement
ceux qui se déroulent sur le territoire canadien, soient
respectées. Ce mécanisme doit être accessible
à tous les chercheurs des universités, du gouvernement
et du secteur privé.
• Que le Canada crée un fonds d'accessibilité
aux programmes de l'UE, doté d'au moins 25 millions
de dollars par année, auquel les chercheurs canadiens
pourraient accéder par voie de concours afin d'être
admissibles à un soutien encore plus important du programme-cadre
de l'UE pour les actions de recherche et de développement
technologique. Ainsi, les Canadiens seraient en mesure de
participer aux initiatives du programme-cadre européen
et de bénéficier des avantages qu'elles procurent.
4. Capacité future en S et T
Jeunes scientifiques et ingénieurs
Comme les pays se livrent une concurrence de plus en plus
grande pour attirer et garder du personnel hautement qualifié,
il est indispensable que le Canada continue d’encourager
fortement la formation supérieure de jeunes scientifiques
et ingénieurs dans le cadre de sa stratégie
visant à assurer sa capacité scientifique et
technologique pour l’avenir immédiat. Le PFST
félicite le gouvernement pour l'excellent programme
de Bourses d'études supérieures du Canada, qui
comprend des mesures de dispense d'au moins une partie de
la dette importante de plusieurs nouveaux diplômés
qui peut autrement les décourager à poursuivre
leur formation. Les petites et moyennes entreprises (PME)
ont besoin de personnel hautement qualifié afin de
développer leur capacité d'innovation et d'améliorer
leur productivité. Des mécanismes plus efficaces
sont requis pour faciliter la participation des étudiants
des cycles supérieurs et des boursiers de recherches
postdoctorales aux PME.
Recommandation
• Que le gouvernement du Canada crée, par le
truchement des organismes subventionnaires, des bourses de
perfectionnement post-doctoral de l'ordre de 55 000 à
60 000 dollars par année. Il est recommandé
que le programme soutienne 600 boursiers de recherches postdoctorales
et que les bourses soient accordées dans les universités
ou dans le secteur privé, spécialement les PME.
Stratégies et mécanismes de collaboration
En raison de la cadence rapide de la concurrence mondiale
en matière d'innovation, le Canada doit trouver des
moyens plus efficients de transformer les résultats
de la recherche en nouveaux produits et nouvelles technologies.
Il faut élaborer des approches systématiques
pour éliminer les barrières et les congestionnements
liés à la collaboration, car l'innovation dépend
de la continuité entre la recherche fondamentale et
le développement de produits. Il y a peu d'avantages
à catégoriser le gouvernement, l'université
et le secteur privé en cultures distinctes. Néanmoins,
leur spécificité doit être reconnue, car
chacun doit avoir un environnement plutôt différent
pour atteindre un rendement optimal. Étant donné
ces considérations, les approches efficaces pour stimuler
la collaboration doivent inclure les partenariats public-privé
et les grappes recherche/secteur privé.
Les partenariats public-privé pour soutenir le travail
pré-concurrentiel fondé sur l'excellence scientifique
constituent une approche excellente pour explorer l'application
possible des résultats de la recherche fondamentale.
Les contributions financières du secteur privé,
regroupées dans un fonds en consortium, peuvent accélérer
le processus d'innovation en stimulant la recherche présentant
un vaste potentiel technologique dans les universités
et les établissements de recherche. En outre, les participants
du secteur privé constituent un groupe de récepteurs
qui peuvent appliquer les résultats de ce travail pour
augmenter ou diversifier leurs projets de développement
internes.
Les pays qui ont réussi à bâtir et à
maintenir leur productivité et leur compétitivité
internationale grâce au transfert rapide des résultats
de recherche en projets commercialisables ont profité
de la constitution de grappes recherche/secteur privé.
Il s'agit de concentrations géographiques de secteurs
d'industrie reliés et d'autres entités importantes
pour devenir concurrentiels. Ces dernières comprennent
les organismes gouvernementaux et autres comme les universités,
les organismes normatifs, les groupes de réflexion,
les services de formation professionnelle et les associations
professionnelles qui offrent des services d'éducation,
d'information, de recherche, de formation spécialisée
et de soutien technique. Les grappes dépassent la notion
de centres d'excellence ou de réseaux de centres d'excellence.
Elles sont essentielles au maintien du « cercle vertueux
» de la recherche, catalysant l'innovation et l'application
qui entraîne le réinvestissement en S et T par
le secteur privé. La valeur de la création de
grappes doit être reconnue plus expressément
par les différents joueurs fédéraux,
et leurs actions doivent être soutenues afin d'améliorer
les conditions favorables à la création de grappes,
lorsque les industries locales appropriées désirent
prendre l'initiative.
Recommandations
• Que le gouvernement optimise
les mesures fiscales actuelles visant à encourager
la formation de consortium de recherche public-privé
et la contribution financière du secteur privé
aux fonds consolidés pour soutenir la recherche universitaire
présentant un potentiel technique.
• Que le gouvernement crée un programme de développement
de grappes formées des trois Conseils, du secteur privé
et du milieu de la recherche, dirigé par le secteur
privé, avec la participation du CRSNG, des ICRS, du
CRSH et du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).
1P.ex., Industrie Canada, 2002. Atteindre l'excellence
: investir dans les gens, le savoir et les possibilités.
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